Mongbwalu dans la Province d’Ituri au Nord-Est de la RDC est l’épicentre de l’épidémie d’Ebola, l’alerte est maximale non seulement dans ce pays mais dans la région et pour le monde entier.
C’est au Nord est de la RDC que les premiers cas ont été signalés la semaine dernière, principalement dans les zones minières de Mongbwalu et de Rwampara. L’information diffusée sur le site de l’OMS le 15 Mai faisait état de l’intensification du soutien au Gouvernement de la RDC à la suite de la confirmation d’une nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola due à la souche Bundibugyo.
Autour de 80 décès communautaires suspectés d’être dus à la maladie à virus Ebola ont été signalés avant la confirmation de l’épidémie peut-on lire dans les colonnes des publications de l’OMS. Les symptômes sont notamment la fièvre, des douleurs corporelles généralisées, une faiblesse, des vomissements et, parfois, des saignements.
C’est une maladie grave souvent mortelle chez l’humain. Des experts signalent que trois virus différents sont connus pour être à l’origine de flambées majeures de maladie à virus Ebola : le virus Ebola, le virus Soudan et le virus Bundibugyo.
Face à l’urgence, un déploiement multifacette
Bunia est une ville où circulent chaque jour commerçants, creuseurs artisanaux et transporteurs. Un cas est déjà suspecté de l’autre coté en Ouganda. Pour endiguer les flambées des cas, les experts et professionnels sont mobilisés autour de :
- L’apport des soins pour les personnes atteintes ;
- la lutte anti-infectieuse ;
- la surveillance communautaire et le traçage des cas contacts ;
- l’enterrement digne et sécurisée pour les victimes.
Dans la région, des pays annoncent le renforcement de la surveillance au niveau des frontières. Il suffit de regarder les communiqués rendus officiels notamment par le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda pour ne citer que ceux-là.
Renforcer la mobilisation sociale.
Même en cas d’épidémie, la vie continue. On centre l’action non seulement sur les traitements mais aussi sur la prévention. Les organisations à base communautaires dont les mutuelles sociales sont sur cette lancée pour relayer les messages clés notamment la mobilisation autour des bonnes pratiques d’hygiène et le respect des mesures barrières. Quand la population est inquiète, stressée et des familles endeuillées, la solidarité doit être de mise. C’est une valeur chère aux mutualistes jouant aussi le rôle d’intermédiaire de confiance entre les communautés et les équipes médicales et pouvant assurer :
- l’éducation sanitaire ;
- la diffusion des messages de prévention ;
- la lutte contre les rumeurs et la désinformation ;
- l’encouragement au dépistage précoce et post traitement notamment pour le sperme vu que la transmission du virus Ebola par du sperme infecté a été signalée jusqu’à quinze mois après la guérison clinique.
L’ approche communautaire permet d’améliorer l’acceptation des mesures sanitaires, notamment dans des contextes où la méfiance envers les autorités ou des croyances superstitieuses peuvent être des obstacles à la lutte engagée.
Et pour l’intégration des survivants les communautés organisées sont les mieux indiquées pour une intégration bien assurée des convalescents dont les résultats des tests sanguins se révèlent négatifs.

