Les mutuelles sociales rempart aux risques sociaux : professionnalisme et innovation exigent.

Les organisations mutualistes, fondées sur les principes de solidarité, de démocratie et de non-lucrativité, occupent une place essentielle dans les systèmes de protection sociale. Leur mission première est de faciliter l’accès aux soins pour tous, notamment pour les populations les plus fragiles. Des décennies après la création des mutuelles sociales ,le professionalisme et l’innovation restent à l’agenda. C’est le décryptage de KONOFINO NEMALA Aristide, Directeur de l’Institut de Formation en Mutualité et Assurance Santé IFOMAS basé à Douala au Cameroun.

Le risque social est souvent utilisé dans le domaine de la protection sociale, mais il mérite d’être clarifié pour mieux saisir le rôle stratégique que les mutuelles de sécurité sociale peuvent jouer dans son atténuation

Qu’est-ce qu’un risque social ?

Un risque social désigne tout événement susceptible de porter atteinte au bien-être d’un individu ou d’un ménage, et qui nécessite une solidarité collective pour en amortir les effets. Ces événements peuvent entraîner :
– Une perte de revenus (ex. : maladie, vieillesse, chômage, invalidité, maternité)
– Une augmentation des dépenses (ex. : soins de santé, charges familiales)
– Une exclusion sociale (ex. : handicap, vieillissement, pauvreté extrême)
Ces risques, parce qu’ils affectent des masses importantes de la population, nécessitent des réponses solidaires, organisées et durables.

Le rôle des mutuelles sociales face aux risques sociaux

Les mutuelles de sécurité sociale, de par leur nature non lucrative, solidaire et démocratique, sont des acteurs complémentaires aux dispositifs publics. Elles interviennent de manière :

– Préventive : en éduquant leurs membres à la santé, à la prévention des maladies ou à la gestion de l’épargne.
– Curative et protectrice : par la prise en charge partielle ou complète de dépenses médicales, maternité, funérailles, etc.
– Complémentaire : en couvrant des besoins que la sécurité sociale publique ne prend pas en charge ou couvre partiellement (soins spécialisés, lunettes, prothèses, etc.)
une perte de revenus,
une augmentation des dépenses et
une exclusion sociale.
Ces risques, parce qu’ils affectent des masses importantes de la population, nécessitent des réponses solidaires, organisées et durables.

De par leur proximité communautaire, leur modèle organisationnelle et leur expérience, les mutuelles peuvent obtenir une délégation de gestion de l’Assurance maladie de base dans la mise en œuvre des systèmes de CSU.

Des solutions extensibles et innovantes

Les mutuelles sociales ne doivent pas se limiter aux modèles classiques. Elles peuvent :
– Innover avec des produits adaptés : micro-assurance, couverture pour travailleurs informels, appuis en cas de catastrophes naturelles ou pandémies.
– Utiliser les technologies : digitalisation de l’adhésion, du paiement des cotisations,

téléconsultation, cartes électroniques de mutualiste.
– Créer des ponts avec d’autres structures : coopératives, institutions de microfinance, ONG pour renforcer l’impact communautaire.
– Étendre leur action vers la mutualisation des risques agricoles, scolaires ou professionnels.   Le risque social est un défi collectif. Les mutuelles sociales, parce qu’elles incarnent la solidarité active, sont des piliers pour bâtir des sociétés résilientes. Leur capacité d’adaptation, d’innovation et de proximité en fait des instruments puissants pour une couverture sociale plus inclusive.
Investir dans la mutualité, c’est bâtir un rempart humain et solidaire contre les incertitudes de la vie.

Pour une mutualité éclairée, agile et au service des plus vulnérables.

Mutuellement vôtre,

KONOFINO NEMALA Aristide, Directeur IFOMAS

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