Les organisations de défense de droits de malades au Burundi ont consacré la semaine, du 9 au 13 février, à une série d’activités rentrant dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des malades célébrée le 11 février de chaque année. Lors des séances de sensibilisation de l’opinion publique aux réalités vécues par les personnes malades en matière d’accès équitable aux soins, c’était aussi l’encouragement à la solidarité, principe cher aux mutuelles de santé dont l’action focalisée sur l’accès aux services de santé comme droit a été mise à l’honneur.
Entre autres actions engagées par les organisations de défense des droits des malades au Burundi, la sensibilisation du grand public par une conférence de presse. Les interrogations tournent essentiellement autour de l’accès aux services de santé de qualité pour les malades et la norme pour les faire valoir. Dr Edouard Nkurunziza, Responsable pays de l’organisation MEMISA Belgique et Président de la Plateforme des Acteurs de Mutuelles de Santé au Burundi (PAMUSAB) aux cotés des conférenciers répond à plusieurs questions de journalistes au sujet de la corrélation mutuelles de santé et défense des droits des malades. Il n’y va pas par quatre chemins.
Les organisations mutualistes, fondées sur les principes de solidarité, de démocratie et de non- lucrativité, occupent une place essentielle dans les systèmes de protection sociale. Leur mission première est de faciliter l’accès aux soins pour tous, notamment pour les populations les plus fragiles.
Les mutuelles de santé permettent la mutualisation des risques et la réduction des coûts pour les adhérents. Les organisations mutualistes interviennent en plus pour :
- La sensibilisation des patients à leurs droits et devoirs ;
- L’accompagnement des personnes malades dans leurs démarches administratives et médicales ;
- Le plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour l’amélioration des politiques de santé ;
- La promotion de la prévention et de l’éducation sanitaire.
- Le financement de la santé
Des avancées en matière de protection des droits des malades
Le Code d’éthique et de déontologie des prestataires de soins de santé au Burundi a été promulgué par le Président de la République du Burundi en 2024. Cette loi rappelle les droits et devoirs des prestataires de soins, des patients et prévoit des sanctions diverses. Pierre NINDEREYE Représentant légal de l’Association burundaise pour la défense des droits des malades ABDDM plaide pour la traduction de cet outil en langue nationale « le Kirundi » afin de permettre une meilleure appropriation par la population. C’est un instrument pour assurer la protection des droits des malades mais aussi un bouclier pour les professionnels de la santé a-t-il rassuré en remerciant le Gouvernement du Burundi pour le pas franchi.
Appel à la solidarité à travers le mouvement mutualiste
Les droits des malades ne peuvent pas se concrétiser sans un accès aux services de santé de qualité. Les participants à la conférence de presse ont signalé que des défis persistent et que de nouvelles menaces guettent la population. Un des journalistes a cité la montée des cas de victimes de maladies dites chroniques non facilement prises en charge par certains assureurs. Pour le Président de la PAMUSAB, si les vulnérables peuvent être pris en charge par la solidarité nationale, se faire soigner sans difficultés pour toutes les couches de la population est bel est bien possible si et seulement si la solidarité est renforcée avec les adhésions aux mutuelles de santé. L’action des mutuelles de santé s’inscrit dans une logique, où chacun contribue selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins raison pour laquelle ces organisations devraient être prises en considération par les pouvoirs publics comme des acteurs clés de mise en œuvre des systèmes de couverture santé universelle d’ici 2033, a-t-il conclu

